31 juillet - 10 septembre 1914

41 jours de Guerre au travers de sa correspondance


THIAUCOURT le 31 juillet 1914

Ma chère petite femme,
Nous sommes dans Thiaucourt avec une batterie d'artillerie et un escadron du 12° Chasseurs. Nous gardons toutes les issues. Les prussiens sont à la frontière mais font comme nous, ils ne bougent pas pour le moment. Nous ne savons ce qu'il adviendra soit forte et courageuse voilà mes seules recommandations.
Je ferais mon possible pour t'écrire demain. Je t'embrasse bien fort ainsi que notre petite fille.

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THIAUCOURT le 31 juillet 1914

Ma chère petite femme,
J'ai reçu ton mot il y a quelques instants, je t'ai envoyé une petite lettre tout à l'heure faite très vite. Je suis avec ma section gardant le bout d'une rue de thiaucourt. Aujourd' hui nous sommes bien, en cantonnement d'alerte, ce soir nous mangeons à l'hôtel. La population est très calme.
Pour le moment je ne vois aucun danger, mais si on n'avait pas d'or on aurait beaucoup de mal pour avoir quelque chose. Nous en avons pour 300 francs avec le Capitaine et mon Lieutenant en premier.
Ne te lamente pas encore, il sera toujours temps de le faire. Encore une fois ne te tracasse pas, pour le moment aucun danger.
Je vous embrasse bien fort toutes les deux.

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Bonjour aux gens de la maison et dis moi ce qui ce passe à Saint-Mihiel.


THIAUCOURT le 2 août 1914, 6 heures du soir

Toujours à Thiaucourt où rien d'anormal ne se passe. Les réservistes sont partis joyeux, c'est incroyable le remue ménage qui se passe ici, de temps en temps nous recevons des racontars sur les allemands mais ceci ne nous émeut pas. Tout le monde est courageux et plein d'entrain et c'est avec joie que tous se porteront en avant dès qu'on en aura reçu l'ordre. Ma section, gardant une route, est établie chez le juge de paix de Thiaucourt où nous mangeons pour le moment avec le Capitaine et le Lieutenant Brocard. Nous arrêtons des sujets allemands toute la journée et nous les dirigeons sur Soulosse. Nous venons de recevoir des territoriaux pour garder la voie. L'artillerie (reservistes) vient d'arriver, nous attendons nos reservistes ce soir. Comme renseignements aucun, plus de journaux, nous avons su toutefois que jaurès était tué et que l'Italie restait neutre.
Nous sommes obligés de prêcher le calme, les populations sont surexitées et n'hésiteraient pas à faire mauvais parti aux étrangers que nous arrêtons. J'avais conduit aux gendarmes hier une femme et un homme (allemands riches), l'homme a été maintenu, la femme relachée, ce matin elle a quitté Thiaucourt elle m'a remercié de ma gentillesse car je l'avais conduit à l'hôtel pour y coucher. pas d'autres évènements, il y en a beaucoup mais qui se réduisent à rien. Les femmes sont courageuses, les brancardiers sont à leur poste secondés par beaucoup de femmes. Tout est prêt pour les blessés il y a ici au moins 200 brancardiers civils. Nous ne savons ce qui nous attend.
Dans tous les cas tu dois retrouver ton calme car tu as pu voir que tous les hommes sont partis, ne te prive de rien, surtout soignez-vous bien, de mon coté je saurais me débrouiller.
J'espère que mes parents sont arrivés près de toi, écris le moi dès qu'il le seront.
Je te quitte, il est 05 heures du soir, il est des choses que je ne puis t'écrire mais que tu dois comprendre.
Je vous enbrasse tous bien fort.

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Mon adresse, mettre ceci exactement :
Mr. le Lieutenant LECLERS
29° Bataillon de Chasseurs
80° Brigade
40° Division
Saint-Mihiel
Nous n'avons pas le droit de dire ou nous sommes, mais dans ma lettre je te mettrais un mot dans le milieu, je rayerais ce mot d'un trait et tu sauras par ce moyen.


03 août, 4 heures du soir

Mes Chers,
Sommes à Xammes, rien de nouveau, ai écrit hier une longue lettre, ne sais pas quand elle arrivera.
J'ai appris ce matin que mes parents étaient arrivés, j'en suis heureux. Dès que j'aurais mon argent je te l'enverrai. Dans tous les cas jusqu'à présent ça va bien, nous sommes bien près d'eux.
j'ai trouvé un homme de Saint-Mihiel, j'en profite, voici ma chaîne. Je vous embrasse tous bien fort.

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05 août 1914

A vous tous
Nous sommes toujours à la frontière en première ligne. Il ya eu ces jours derniers le curé d'un petit village qui s'est fait tuer pour ne pas s'être arrêter aux sommations En dehors de cet épisode nous sommes toujours sur les dents, nous nous attendons toujours à une attaque. Nous savons que les Prussiens ont violé le frontière à Belfort, à Cirey/Vezouze, Xammes et à Longwy. Nous apprenons aujourd'hui qu'ils ont violé le Luxembourg et la Belgique. Tout cela ne nous émeut pas, nous attendons avec confiance l'ordre de nous porter en avant.
Je n'ai pas touché mon argent mais dès que je l'aurai, je ne sais quand encore, je te l'enverrai. A la fin du mois tu t'adresseras à l'intendance ou au percepteur pour toucher la moitié de ma solde 127,50 je crois.
N'hésite pas à demander du pain à la manutention au Lieutenant qui est là il t'en donneras surement. Ici il n'y a plus de pain mais nous autres nous avons ce qu'il nous faut. Les paysans sont désolés bien entendu mais courageux.
S'il y a combat, peut-être aujourd'hui il est probable que nous irions en arrière vers Thiaucourt car nous avons au moins 300.00 hommes derrière nous et beaucoup plus un peut en arrière. Quoiqu'il arrive ne vous tourmentez pas, restez à la maison vivez le mieux que vous pouvez.Que mon père reste avec vous, qu'il n'aille nul part ailleurs. Je n'ai rien reçu de toi depuis que tu me dis que mes parents sont là, je ne sais si tu reçois mes lettres. J'ai renvoyé ma chaîne par un quincailler de saint-Mihiel que je connaissait.
Inutile de vous dire que les habitants sont gentils en cette circonstance. Je compte que vous êtes en bonne santé tous, n'oubliez pas de voir le médecin s'il y a la moindre ,chose. ne vous faites pas de tracas pour moi je saurais toujours me tirer d'affaire.
je vous quitte en vous souhaitant à tous bon courage et en vous embrassant tous bien fort.

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Robert est en arrière de moi je crois. La maison doit être vide maintenant.

Adresse à mettre sans timbres :
Lieutenant LECLERS
29° Bataillon de Chasseurs, 5° Compagnie
40° Division
6° Corps.


07 août

Mes très Chers,
Nous attendons à marcher d'un instant à l'autre. Nous avons eu hier 1 adjudant et 3 chasseurs du 29° de tués et 7 chasseurs à cheval de blessés. Chez nous rien jusqu'à présent Xammes Je vous embrasse encore bien fort tous.
Je compte voir le Lt Rouyer aujourd'hui ai reçu hier votre lettre du 3.

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Le canon tonne pas loin de nous. Nous avons devant nous des Ulhans, des chevaux légers, des bavarois et des Wesphaliens.

10 août 1914

Mes Chers,
Ma chère petite femme
Toujours dans l'attente.Nous avons chaque jours quelques blessés ou tués. Mais rien de grave. Je suis actuellement adjoint au Colonel commandant le groupe de couverture, mais dès que ma Cie va dire bonjour aux Allemands, je l'accompagne.
Je t'ai envoyé hier un mandat de 399 frcs. que tu devras recevoir bientôt thiaucourt Préviens moi quand tu l'auras.
Je pense que vous êtes toujours en bonne santé. Je vous dis au revoir à tous et vous embrasse..

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Je ne parle pas de la petite ça me ferait trop de peine. je vous embrasse toutes deux.


Samedi 15 août

Ce matin rien de nouveau, le Lt. ALBA a été blessé hier, un autre S/Lieut. un jeune aussi.
Nous allons sans doute attaquer dans un instant, nous venons de faire 4 prisonniers, tué un officier et plusieurs blessés allemands.
Soit toujours forte et courageuse, je vous embrasse tous du plus profond de mon coeur.

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[15 août 1914]

Mes chers amis,
J'ai déjà bien pensé à vous mais hélas nous sommes toujours sur le qui-vive. Il me faudrait un journal pour vous raconter tous ce qui s'est passé depuis mon départ. Nous sommes encore à Xammes, au moment ou je vous écris. il y a devant nous un régiment de cuirassiers saxons et un régiment bavarois. Une patrouille de 25 types a été démolie ce matin. Un Lieutenant blessé sérieusement, 1 aspirant 4 prisonniers des chevaux etc. De notre coté 2 chevaux tués. je vais partir dans une heure à Dommartin avec ma section pour couvrir le bataillon. Alba a été tué hier à champs. Collignon jeune sous Lieutenant a été blessé, il a été dirigé sur Metz par les boches.
Esprit excellent, chasseurs ne demandant qu'à marcher. les chasseurs du 12° de St Mihiel font des prodiges, ils sont merveilleux.
Il est à désirer que l'on nous fasse une autre situation car nous avons la plus pénible en ce moment puisqu'en cas d'attaque sérieuse nous devons nous replier sur les côtes de meuse.
Je suis allé à St Mihiel il y a quelques jours en mission car j'ai été détaché à Thiaucourt comme adjoint au Colonel Grippon du 161 qui commandait le groupe de couverture. Quelle joie de revoir les miens pendant une heure surtout ma petite.
Je regrette de ne pas vous avoir à nos côtés. Dans tous les cas je suis encore l'arme au pied mais soyez assuré que ma peau leur coutera cher.
Au revoir chers amis. je vous embrasse.

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Beaucoup d'incidents ou nous avons peu de perte, la section Alba a eu hier 14 disparus 5 blessés.


17 août 1914

Ma chère petite
Nous avons quitté aujourd'hui le pays de Xammes, nous nous dirigeons vers le Nord, je ne sais où nous allons.
Alba est tué, il est enterré à Xammes, nous avons été le déterrer dans un pays à cotés où les Prussiens l'avaient mis.
toujours en bonne santé, je t'embrasse bien fort ainsi que notre petite chérie et mes parents.

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Hennemont 19 août 1914

Ma chère petite femme
Nous sommes aujourd'hui au repos, toute la Cie. une femme m'a lavé tout mon linge aujourd'hui, en suis content. Nous ne savons ou nous allons bien entendu, probablement vers le nord. Nous recevons tous les jours de bonnes nouvelles qui nous donnent confiance. nous mangeons très bien et jusqu'à présent il ne nous a rien manqué, au contraire. j'ai encore mon chocolat, mon rhum, mon alcool de menthe.
Si tu avais une occasion tu m'enverrais mes gros brodequins de soldat que je mettais pour aller à la pêche et une paire de bande. Peut-être pourras tu le faire par l'auto qui vients quelquefois, fait un paquet solide.
Mes hommes marchent bien.
Ne mets plus de timbre sur mes lettres nous avons la franchise.
Demande du sel à la manutention de façon que tu en ais d'avance. je suis en très bonne santé et j'espère que vous êtes tous de même.
Donne moi toujours beaucoup de nouvelles; ai toujours confiance, je vous embrasse tous bien fort surtout toi et notre petite fille.
Au revoir ma chère petie, ne t'étonne pas si tu ne reçois pas de lettres tous les jours car il va arriver que nous serons loin des communications.
Depuis 3 jours nous n'avons plus vu d'allemands. Ma section a tiré sur des cuirassiers saxons, ils ont eu plusieurs tués et blessés, j'ai ramené un cheval et un prisonnier mais ils n'on pas tirés sur nous.
Ceci se passait la veille de ma dernière lettre c'est à dire il y a trois jours, ai confiance comme moi.
Je t'embrasse encore.

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as-tu vu Mme Jaubert le femme de mon Capitaine.


24 aout 1914

Nous avons eu hier un engagement sérieux, l'artillerie allemande nous a bombardés pendant plusieurs heures
Les lieutenants Colombel et Bon sont tués - 2 autres S/Lt. sont blessés, à ma Cie 20 chasseurs disparus voilà le résultat de la journée. je m'en suis tiré cette fois encore mais c'est meurtrier - nous leur en tuons beaucoup également.
Sois toujours courageuse ma chère petite réellement on se demande si on en reviendra. Peut-être resteras-tu livrée a toi-même, dans tous les cas si je suis tué ma dernière parole sera pour toi.
Au revoir ma chère petite, je t'embrasse encore comme je t'aime - serre notre petite contre ton coeur.
je vous embrasse encore tous.

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29 août 1914

Ma bien chère petite
Nous sommes actuellement vers Consenvoye sur la ligne de Sedan à Verdun tu vois que nous avons déjà fait du chemin.
Tu as du avoir une jeune fille de saint-Mihiel qui t'a donné de mes nouvelles. Je suis en ce moment bien portant et en ces moments très dur c'est le meilleur. Nous avons toujours eu a manger, plus ou moins bon et ma foi on en est encore bien heureux. Je t'avoue que la guerre est terrible et que les prussiens sont de vrais sauvages, ils brulent tout. Je ne pense pas qu'il dépasseront la meuse. Ne retourne plus à neuville ce serait dangeureux. Nous dormons dehors bien entendu et jusqu'à présent nous n'avons eu que de la pluie pendant une journée fort heureusement. L'on s'arrange le mieux que l'on peut et ça marche toujours.
Le vin est très rare, les villages sont abandonnés, c'est triste de voir ces femmes et ces enfants fuirent dans des voitures.
Sois toujours courageuse et si je venais à être blessé tu m'en serais pas étonné car véritablement ça vous fauche d'une façon incroyable. Quoiqu'il arrive soit forte.
Je t'embrasse bien affectueusement avec ta petite fille en vous pressant toutes les deux contre mon coeur.
Embrasse bien tout le monde.

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31 août 1914

Ma chère petite femme
Nous couchons depuis plusieurs jours dans les champs en 1° ligne, nous sommes bien.
Je suis heureux de t'apprendre que je suis proposé pour le grade de Lieutenant, je serais peut-être nommé un de ces jours. J'en serais heureux car ceci augmenterait un peu ma solde et si je venais à être tué tu aurais une pension plus forte. Je me suis bien conduit avec 50 hommes de ma section, j'ai couvert la retraite du bataillon, 2 heures en arrière de tout le monde, je n'ai pas reçu un coup de fusil.
Tu me diras si tu as touché ton mois.
Je t'embrasse toujours bien fort en pensant à vous tous.
Je viens de me laver il y a 5 jours que je n'avais pu le faire. Nous sommes toujours calmes et plein de sang froid et nous saurons verser notre sang glorieusement s'il le faut.
Je vous embrasse encore tous surtout notre chère petite. Au revoir nous n'avons pas une idée quand se terminera cette campagne, ça m'est égal.
Pertes en officiers pour le moment :
Alba - Bon - de Colombel - un S/Lt. de St Cyr - TUES
Cne de la Laurénie - Billet - Charton - Levacher - 3 S/Lt. jeunes et réserves blessés.
C'est déjà bien et nous n'avons été engagés que 3 fois.
Dis moi s'il te manque quelque chose. Donne moi des détails, au revoir ma chérie je t'embrasse encore.
Tu veras peut-être ma nomination avant moi sur le journal
Nous serons en réserve demain je crois à Monfaucon.

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Récicourt 4 septembre 1914

Ma chère petite femme
Nous sommes arrivés aujourd'hui sur la ligne de Ste. Menehould nous allons probablement embarquer pour les environs d'Amiens. S'il était nécessaire que tu partes de Saint-Mihiel, tu irais à Bordeaux chez Tillet à St. Pierre du Bat - Gironde. Là au moins tu seras tranquille. si on vous dit d'évacuer saint-Mihiel n'hésite pas partez tous à Saint Pierre du Bat.
toujours rien de nouveaux, nous ne savons rien qu'au moment de se battre ou d'aller dans un endroit quelconque. Peut-être les Prussiens n'iront-ils pas à St-Mihiel c'est une chose que je ne peut savoir. dans tous les cas je te le répète encore s'il y a des ordres pour que vous partiez. Tâche d'aller chez Tillet ou au moins vers Clermont-Ferrand.
Si tu voyais les habitants partir dans la région dont nous revenons, c'est bien triste, de pauvres petits couchés sur la paille sans effets de rechange, vous êtes tous encore bien heureux à coté de ces misères. je vous quitte, il est 4 heures du matin peut-être allons nous partir dans quelques instants. Au revoir ma chère petite, je vous embrasse bien fort avec ta petite.
Je vous embrasse encore tous.

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Erize la Grande 6 septembre 1914

Ma chère petite femme
J'ai eu le bonheur de rencontrer hier la boulangère qui a du te remettre un mot en même temps qu'elle t'aura appris que j'étais en bonne santé. Si tu vois que les troupes de St-Mihiel se replient n'hésitez pas à partir tous pour Bordeaux. Nous ne savons où nous allons bien entendu, tâche d'être au courant de ce qui se passe et faire le mieux que tu pourras. La vie passe avant toutes choses. Il est 2 heures du matin, nous sommes prêts à partir pour aller où je ne le sais. Dans tous les cas que tu partirais il faut te faire délivrer un certificat à la mairie attestant que tu es femme d'Officier et que mon père et ma mère sont avec toi. Robert a été blessé très légèrement je l'ai appris hier. rien de plus à vous apprendre, ayons confiance dans notre destinée, nous allons subir de dures épreuves mais il faut s'y résoudre avec courage.
je vous embrasse tous bien fort, au revoir ma chère petite bon baisers à tous.

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Renseigne toi à la gare pour savoir combien tu peux emmener de bagages avec vous.
Il ne faudrait pas oublier de donner ton adresse à la mairie et à la place pour toucher ta solde ou chez le percepteur.


VIXIT

Monument sur le champ de bataille

Ce monument est constitué de pierres ramassées sur le Champs de Bataille.


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