On ne peut parler d'Alfred Léon VILLER sans aborder ses origines.
Il est le fils d'Alexandre et de Rosine VIVENOT. Leur mariage célébré le 25 mai 1859 réunit deux des plus anciennes familles de Mauvages.
Alexandre, qualifié de cultivateur-vigneron-propriétaire, est en 1880 premier conseiller municipal et désigné par le Préfet pour remplir
les fonctions de Maire et d'officier d'état civil. Il sera par la suite élu Maire de 1883 à 1903.
De son union avec Rosine naitrons huit enfants, outre Léon qui nous occupe on peut évoquer :
Clotilde Marie née en 1874, religieuse, elle sera Soeure Marie Alexandre, supérieure de la maison de charité Saint Joseph à Nancy et
Marcel, né en 1880, jésuite, professeur de théologie et d'hébreu. Il débute ses études au séminaire de VERDUN (petit et grand), entre au noviciat des jésuites à St-Acheul en oct. 1889. Exilé par la loi française en 1901 il passera la plus grande partie de sa vie à l'étranger, exepté pendant la guerre de 14-18 où il remplacera d'abord le curé de Mégrin jusqu'a l'évacuation puis passera le reste de la guerre comme brancardier secouriste. Il retourne ensuite à Enghien (belgique) ou il enseignera la théologie l'histoire des dogmes,... et sera l'un des fondateurs et directeur du dictionnaire de la spiritualité. La deuxieme guerre mondiale suspendra ses activités (il sera envoyé à Toulouse comme père spirituel du séminaire universitaire Pie X), il retournera en 1946 à Enghien pour reprendre ses activités où il décèdera en 1952.
Engagé volontaire pour quatre ans, le 17 octobre 1898, au 112° Régiment d'Infanterie d'Antibes ; est nommé Caporal le 26 juin 1899. Renvoyé en disponibilité le 21 septembre 1902 avec certificat de bonne conduite.
Mobilisé le 02 août 1914 au 44° Régiment Territorial d'Infanterie.
Il a 36 ans, il est marié et père d'un petite fille de 6 ans.
Voici ces états de service :
Passe à la 321° Compagnie de Mitrailleurs de Position en février 1918
En position sur le plateau de Craonne et à Cormicy à compter du 20 mars 1918, blessé et fait prisonnier le 27 mai 1918 lors d'une attaque allemande.
Une dernière anecdote sur cette guerre : Ces documents étaient dans le portefeuille du Caporal Léon Viller avec d'autres papiers importants, il le portait dans sa poche poitrine, quasiment sur son coeur ; son épaisseur lui sauva la vie. On voit ici la trace laissée par un éclat d'obus.
La paix revenue, il retrouvera rapidement les siens et reprendra son métier d'agriculteur.
Titulaire de la Médaille Militaire, de deux citations sur sa croix de guerre et de la médaille des
blessés, il s'éteindra à Bar-le-Duc le 21 février 1941.
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