Je débarque en juillet 1988 sur l'aéroport de Port-Bouet, pour un séjour de deux ans, il fait un peut plus de 30°, 100% d'humidité , cela ne variera pas beaucoup durant tout le séjour. Plus calme qu'aujourd'hui, l'insécurité régnant à Abidjan était déjà très importante et la fin du séjour fut plus houleuse avec quelques débordements en ville.
Outre une activité normale d'infirmerie d'unité, nous fumes confrontés très rapidement à une recrudescence de cas de paludisme. Jusqu'alors, la prise d'un comprimé de nivaquine(r) par jour, nous protégeais. Or en quelques mois nous avons du faire face à une flambée de cas de paludisme même avec une prophylaxie bien suivie : l'agent causale, le plasmodium falciparum était devenu résistant...le phénomène était similaire dans les autres unités basées en Afrique. Il fallu la mobilisation de tout les organismes du Service de Santé pour revenir à un degré acceptable d'infestation. Etude épidémiologique, analyse des prélèvements sanguins par l'Institut de Médecine Tropicale du Pharo, création et production par la Pharmacie Centrale des Armées d'un nouveau comprimé prophylactique alliant chloroquine et proguanil. Parallèlement le traitement de la maladie fut amélioré par l'arrivée sur le marché d'un nouveau médicament moins lourd et plus efficace et la lutte contre les moustiques et les larves intensifiée. Le paludisme est une vieille connaissance, j'en profite pour rendre hommage au premier prix Nobel de Médecine français, Alfonse Laveran, médecin militaire, lauréat en 1907 pour l'ensemble de ses travaux. Il mettra en évidence le rôle du plasmodium comme agent causale du paludisme en 1880, sa retraite prise il continuera ses travaux à l'Institut Pasteur.
En dehors de cette activité très prenante, les tournées de brousse complétaient notre emploi du temps. Cela consistait à faire patrouiller sur plusieurs centaines de kilomètres un élément assez conscéquent. Nous y étions partie prenante par la présence d'un médecin, un infirmier et deux auxiliaires sanitaires.
Progression ralentie par le franchissement en bac d'une coupure humide.
L'élément logistique rassemblé à Didieni.
On profite de traverser des régions isolées pour prodiguer quelques soins.
Image de carte postale.
La colonne est passée sur ce pont après réfection par nos soins.
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