1977 - Ecole des Sous-Officiers
du Service de Santé

A proximité d'Orléans,
le camp de Chanteau la Foulonnerie.


place d'arme

Je m'engage début 1977 et suis intégré à la 92° promotion d'élèves Sous-officiers pour en sortir 13 mois plus-tard avec le grade de Sergent spécialité paramédical.
Petite promotion, nous étions une vingtaine : 12 administratifs et seulement 8 paramédicaux.
Il y avait au choix en fin de stage plusieurs postes en Allemagne, en RFA (république fédérale d'Allemagne) comme on disait alors. J'ai donc choisi de servir au sein de la 81° Compagnie Médicale Divisionnaire, appartenant au 81° Régiment de Soutien, basée à Trèves. Je reviendrais plus loin sur les Compagnies Médicales.


Issue d'une école spécifique créée à la fin de la 2ème guerre mondiale et située d'abord en Allemagne dans la forêt noire puis au camp de Mourmelon, elle rejoindra ensuite Orléans pour s'intégrer dans un site du Service de Santé des Armées où se trouvaient entre autre des établissements Techniques, la pharmacie centrale et l'ancêtre de toutes les formations humanitaires : l'E.M.M.I.R. (élément médical militaire d'intervention rapide). Lors des restructurations des années 80 elle sera transférée à Dinan puis finalement dissoute...

Voici l'insigne créé en Allemagne, la première mouture comportait en exergue "école des cadres". On retrouve sur fond de Forêt Noire, le V de la victoire et l'insigne "Rhin et Danube".

L'insigne de l'Ecole des Sous-Officiers du Service de Santé, reprend sur fond amarante, la couleuvre qui s'enroule sur un glaive pointe basse (armes non combattantes) avec en chef un chevron d'or symbolisant le grade de Sergent.

L'Ecole sera transférée à Dinan et fusionnera avec le Centre d'instruction N°1 jusqu'alors basé à Nantes pour devenir l'E.N.S.S.S.A.T.. Trop c'est trop l'école fut finalement dissoute.


1983 - Ecole des Infirmiers de l'Armée de l'Air

A l'époque la qualification d'un militaire non officier comportait trois niveaux ( élémentaire, 1° et 2°) et se traduisait par l'obtention, à l'issue de la formation, d'un certificat militaire pour la partie "formation générale" et d'un certificat technique pour la partie spécifique à chaque branche.
Dans la branche paramédicale, seul l'obtention du CT2 d'Infirmier de l'Armée de Terre, permettait véritablement d'exercer son métier dans toute sa mesure. J'ai donc cherché à le passer au plus vite. Nous étions déjà une denrée rare, à tel point que, n'étant pas assez nombreux pour justifier d'une école, j'ai rejoint en 1983 l'Ecole des Infirmiers de l'Armée de l'Air à Bordeaux-Mérignac. La formation était commune entre l'Armée de Terre, l'Armée de l'Air, la gendarmerie et le Légion. Et ce n'est qu'après plusieurs années de service que l'on pouvait prétendre à cette formation, nous avions déjà pour certain, effectués missions et séjours outre-mer. Muni de mon CT2 il me restait a obtenir mon certificat militaire du 2° degré (ex. brevet de chef de section) ce qui fut fait en 1985. J'accédais ainsi après une année de vérification d'aptitude au Brevet Militaire Professionnel du 2° Degré en 1986.

L'insigne de l'Ecole des Infirmiers de l'Armée de l'Air (EIAA).

L'Ecole des Personnels Paramédicaux des Armées a repris le flambeau, héritière de toutes les écoles et centre de formation des paramédicaux, elle est implantée à Toulon.


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