BIENVENUE dans le SUD MEUSIEN

SAINT-JOIRE

Canton de Gondrecourt-le-Château

Saint-Joire

Un peu de Géographie

horloge parlante

Le canton de Gondrecourt-le-Château est le plus au sud du département(55), enserré entre la vallée de la Meuse à l'Est et la vallée de la Marne à l'Ouest. Situé aux confins du bassin parisien, c'est un plateau calcaire dans lequel l'Ornain taille son chemin (80 m de dénivelé en moyenne). Cette situation particulière y a favorisé une flore particulière sur les pelouses calcaires sèches et les fonds de valons frais et humides.
Essentiellement rural (élevage et culture céréalière), l'industrie métallurgique attestée depuis le haut moyen-âge y a connu son âge d'or au XVIII° et XIX° siècle ; La construction de la ligne de chemin de fer et le percement du canal de la Marne au Rhin datent de cette époque.
Le canton, qui comptait 11900 habitants vers 1850, n'en abrite plus qu'environ 5000 aujourd'hui, la dépopulation est constante depuis plus d'un siècle.
La proximité de carrières de pierre ainsi qu'une fonderie de fonte amena la population de Saint-Joire jusqu'à 719 habitants en 1858, elle en comptait 423 en 1968, pour seulement 278 aujourd'hui.....


Un peu de d'Histoire

nasium

sources :

  • Pouillé du diocèse de verdun ;
  • le pillage du Village de saint Joire par les Suédois et les Lorrains en 1636 (P.V. dressés à la demande des habitants du lieux);
  • Notice sur l'Abbaye d'Evaux par M. l'Abbé JACQUOT (in mémoire de la socièté d'archéologie Lorraine 1882)

Saint-Joire tire son nom de saint Georges, patron de la paroisse.

  • Santus Georius vers 1402 ;
  • Sainct-Joyre en 1589 ;
  • Saint-Joire-Jonas carte des états du Duc de Lorraine 1700 ,
  • Sanctus Georgius - Saint Geoir , pouillé de 1711.

Le territoire de Saint-Joire, occupé dès le Néolithique, appartient aux Leuques, tribu gauloise dont l'un des principaux oppida se trouve à 5km de là (Oppidum de Boviolles). Au pied de cet oppidum se développe pendant près de trois siècles l'importante ville Gallo-Romaine de Nasium (10 à 15000 habitants au IIe siècle.) figurant sur la table de Peutinger. La voie romaine de Nasium à Langres et au sanctuaire de Grand (dans les Vosges) traverse le ban de la commune de Saint-Joire.

En 1586 Saint-Joire dépend de la prévôté d'Andelot, baillage de Chaumont.
En 1636, par deux fois, le village est dévasté :
Une première fois le 22 juillet 1636 par un partie de cavalerie lorraine aux ordre de M. d'Hagecourt, Capitaine des gardes du Duc Charles IV. Les cavaliers Lorrains (ou Crouastes) considérant le village comme pays ennemi au subject qu'il est de France et du bailliage de Chaumont.
Une deuxième fois à la veille de Noël de la même année, une troupe suédoise (alliée de la France) vint occuper le village durant quarante jours.
Au total, 53 maisons sont entièrement détruites ainsi qu'une partie de l'église et de la maison seigneuriale ; le haut-fourneau, la halle et la forge sont entièrement ruinés. Il ne reste plus que 40 habitants qui n'ont plus ni bétails, ni chevaux, ni grains comme l'atteste Dom Pierre Froussote religieux et gruyer de l'Abbaye des Vaux en Ornois.

En 1790, la formation des départements occasionne troc , marchandage, découpe et charcutage de territoire. Le député du Barrois qui est également rapporteur du comité de constitution des départements devant la constituante va tout faire pour que Bar-le-Duc devienne le chef-lieu d'un département. A cette fin il va intriguer, négocier (faire du lobbying comme on dit aujourd'hui), échanger des villes ( je te donne Sedan, tu me donnes Vaucouleurs) pour que Bar ne soit pas trop excentré dans le futur département de la Meuse. Il va réussir et s'est ainsi que Saint-Joire qui faisait partie de la Champagne est rattaché au département de la Meuse et donc à la Lorraine.


l'Abbaye des Vaux en Ornois
Valles Ornenses
ou
Valles in Ornesio

Armes de l'Abbayes des Vaux

En l'an 1130, Ebal comte de Monfort conjointement à Thibaut II comte de Champagne, son oncle, fondent un nouveau monastère de l'Ordre de Cîteaux. Pour se faire ils donnent à Bardoni Abbé de la Crète :"ledit seigneur Ebal son alleu des vaux dans le territoire de Frescourt, pour y édifier le monastère en l'honneur de la bienheureuse Vierge Marie le seigneur Thibaut pour première dotation a donné la ville de Frescourt avec toutes ses dépendances, sa part de la ville de Saint Joire avec ses hommes et femmes, son alleu de Maloxey et sa ville de Hevilliers. Le dit Seigneur Thibaut a encore donné 500 livres en or pour la construction du monastère. Le tout fait en la présence du Comte de Bar, de l'Evêque de Châlons, de l'Abbé de Saint Urbain et celui de saint Mansuy.
Ce fut de Morimont, Abbaye du diocèse de Langres que vinrent les moines pour y peupler l'abbaye des Vaux, ils y restèrent jusqu'à la révolution soit près de 662 ans.
Sa position géographique à la frontière du Royaume de France et du Duché de Lorraine va entrainer bien des déboires. Pendant les guerres de religion alors que le Prince de Condé est à la tête des protestants (sous Charles IX, roi de France), l'Abbaye est brulée en 1568 et à nouveau pillée en 1575 "en sorte que les religieux furent obligés de se disperser et de se sauver dans les bois". Ces dévastations vont obliger l'abbaye a s'endetter une première fois pour reconstruire.
La Guerre de trente ans et ses suites ne vont rien arranger. En 1636 l'Abbaye est en partie brulée et entièrement pillée par les suédois. En 1676 quelques soldats de Luxembourg s'y livrent à des exactions. Malgré ses nombreuses possessions l'Abbaye ne se relèvera jamais complètement de ces destructions, elle restera criblée de dettes jusqu'à la révolution.
La fin sera pitoyable, tous les biens furent confisqués et vendus en 1791 et 1792. On désirait conserver la chapelle mais le directoire du district l'ayant fait dépouiller de son mobilier et de ses ornements, l'adjudicataire la démolit, comme les autres bâtiments de l'Abbaye qui servirent de carrière en 1813. Aujourd'hui il ne reste rien de l'Abbaye des Vaux en Ornois, même le cimetière des moines fût dévasté par le creusement du canal en 1841.

les Armes de l'Abbaye sont ainsi décrite par Dom Guyton : trois fleurs de lys au-dessous de trois roses, une bande de gauche à droite entre les unes et les autres, sur un écusson portant la couronne royale de France fermée.


Les villages disparus

L'Abbaye des Vaux en Ornois fut édifiée sur le ban du village de Frescourt dont on ne sait rien si ce n'est qu'il fusionnera avec l'Abbaye et sa "basse court" pour être aujourd'hui un lieu dit "l'Abbaye d'Evaux".
En 1202, Gauthier, seigneur de Rinel, donne pour le salut de son âme et de celle de ses parents, à Notre-Dame des Vaux-en-Ornois, tout le village d'Ormensin, avec le péage et dépendances, dont l'abornement a été fait avec les habitants de Saint-joire, Neuville,Boney, Ribeaucourt et Hidelincourt. En 1230 les Comtes de Champagne de Joinville et le Duc de Lorraine se liguent contre Henri II, comte de Bar, celui-ci ralliant ses vassaux, sort de Bar la veille de Noël, remonte la vallée de l'Ornain et détruit 70 villages. "plusieurs villages ne se sont pas relevés de cette destruction", sont cités : Sainte-Marie entre Gondrecourt et Bonnet ; Voué entre Bonnet et Mandres ; Ormenson entre Bonnet et Ribeaucourt. En 1241, Geoffroy de Vaudémont, seigneur de Gondrecourt, donne au couvent d'Evaux tout ce qui lui appartient au village d'Ormensin et notamment le Meix-le-Diable. Ce village qui existait encore en 1632 fut ruiné par les guerres. En 1700 il en restait quelques bâtiments, un ermitage et une chapelle, aujourd'hui c'est un lieu-dit : Saint-Thiebaut.


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04-07-2008 - 20:14
 
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dernière mise à jour du site : 24 dec 2007
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